• Taï Chi Chuan

  • Mont Wu-dàng

     

    Le courant , appelé ésotérique

    ( travail du souffle intérieur et la lenteur des mouvements  )

    est relié au Mont Wu-dàng

    Situé dans la province de Hu-bèi qui était un lieu renommé du Taoïsme .

    Ce lieu est associé généralement au personnage de Zhang San-feng

    qui y séjourna et qui vécut entre le début du XII siècle et la fin du XIII siècle

     

    Extrait du livre de Jean Gortais Tài-ji quan


    5 commentaires
  •  

    Entrer dans le Taï ChiLe fil de soie se déroule , depuis le cocon , sans rupture , fil du mouvement . Peu à peu , il lie les mouvements les uns aux autres , celui qui se termine inclut déjà le mouvement suivant . La dynamique vient du centre de gravité , souvent comparé au moyeu de la roue qui fait tourner les rayons , sorte de tournade au ralenti , spirale qui dessine dans l'espace une trace consistante .

    Comme nous pratiquons et étudions le taï chi chuan en groupe , il est indispensable de faire le même mouvement au même moment , dans la même direction , ce qui permet d'ajuster , peu à peu , son geste , de l'affiner . . . et au professeur de voir plus rapidement l'erreur . Le groupe porte ainsi .

    Quelques notions semblent particulièrement importantes pour bien entrer dans le taï chi : le Yin / Yang qui joue sur l'alternance , par exemple celle de la tension et du relâchement , ou celle de l'avancée pour enraciner le recul , du recul pour enraciner l'avancée . . . celle des différenciations gauche droite . . .

    Très proche , importante aussi est la notion de Kaï He qui ouvre et ferme . " L'agir par le non agir " : Weï wu weï . Et celle ci : " personne , quelqu'un . Quelqu'un , personne " : Wu Ren Mou Ren.

    Toujours chercher à comprendre , à se questionner sur les sens martiaux de chaque mouvement non seulement pour mieux le mémoriser , analyser , pratiquer , utiliser . Le chuan , qui est main ou poing ...doit sans cesse accompagner le taï chi .

    Enfin , garder l'esprit tradionnel qui fait de cet art un art complet , mais sans prétention et même plein d'humour : le très occidental dicton : " sans cesse sur le métier remettez votre ouvrage " est l'équivalent de l'expression chinoise Ju Mu San Fen dont la traduction signifie à peu près " traverser le papier et le bois avec le pinceau et l'encre à force de tracer "

    Ne pas oublier que pour progresser et ne pas nous retrouver sans partenaires un de ces matins , il nous faut toujours aider les autres à gravir les marches . Car sont traditionnels aussi l'atmosphère de coopération entre pratiquants d'une même école , que les chinois nomment " frères de pratique " et l'amical respect des anciens , des professeurs , des maîtres , de leur engagement dans le temps .

    Anya Méot , janvier 2012


    9 commentaires
  •  

    1 er principe essentiel du Taiji Quan

     

    Etre vide et agile et maintenir l'énergie au sinciput.

    Maintenir l'énergie au sinciput , c'est tenir la tête bien droite , de sorte que l'énergie spirituelle soit reliée au sinciput . N'employer pas la force musculaire , qui raidiait le cou et gênerait la circulation du sang et du souffle . Que votre esprit soit spontané et agile , car sans l'agilité et le maintien de l'énergie au sinciput , la force vitale ne peut être mise en branle.


    2 commentaires
  •  

     

     Rentrer légèrement la pointrine et étirer le dos

    Rentrer la poitrine consiste à la retenir légèrement à l'intérieur , pour que le souffle descende se concentrer dans le champ de cinabre . Abstenez-vous de bomber le torse , sinon le souffle étant comprimé au niveau de la poitrine , la partie supérieur du corps sera lourde , la partie inférieur légère et les pieds auront tendance à flotter. Etirer le dos consiste à faire adhérer le souffle au dos . La rentrée de la poitrine entraîne naturellement un étirement du dos , ce qui permet d'émettre la force à partir de l'axe spinal et d'être alors sans rival .


    5 commentaires
  •  

     

    Relâcher la taille

    La taille est le maître de tout le corps . Les pieds n'ont de la force et le bassin de l'assise que si l'on est capable de relâcher la taille . Les passages du "plein" au "vide" s'effectuent à partir de mouvements tournants de la taille. C'est pourquoi l'on dit : "La source du commandement est la taille". Le manque de force provient de la taille et des jambes .

     


    votre commentaire
  •  

     

    Distinguer le "plein" et le "vide"

    Dans l'art du Taiji Quan , le premier principe est de distinguer le "plein" et le "vide" . Si tout le corps est appuyé sur la jambe droite , on dit que la jambe droite est "pleine", la jambe gauche est "vide" et vice versa . Les mouvements tournants ne sont effectués avec légèreté , agilité et sans le moindre effort que si l'on sait distinguer le "plein" et le "vide" sinon les déplacements sont lourds et gauches , le corps manque de stabilité et l'on est aisément déséquilibré par l'adversaire qui vous attire .

     


    2 commentaires
  •  

     

    Baisser les épaules et laisser tomber les coudes .

    Baisser les épaules consiste à les relâcher et les laisser tomber, si l'on ne peut les relâcher et les laisser tomber , elles sont haussées , ce qui entraîne une remontée du souffle et par conséquent un manque de force dans tout le corps . Laisser tomber les coudes le long du corps consiste à les relâcher . S' ils sont levés , les épaules ne peuvent être abaissées et l'on ne peut repoussées et l'on ne peut poussé très loin l'adversaire . La technique utilisée se rapproche alors de celle de l'école exotérique employant une force intérieure (jing) discontinue .

     


    votre commentaire
  •  

     

    Employer la pensée créatrice et non la force musculaire .

    Il est dit dans le traité sur le Taiji quan : " Tout réside dans l'emploi de la pensée au lieu de la force " . Pendant la pratique du Taiji Quan tout le corps est détendu , de sorte que la moindre énergie grossière ne subsiste et ne stagne entre les os , les muscles ou les veines , vous ligotant ainsi vous même . C'est alors seulement que l'on peut effectuer les passages d'un mouvement à l'autre avec légèreté et facilité et exécuter les mouvements tournants avec naturel . Certains doutent qu'il soit possible d'avoir une force durable sans l'emploi de la force musculaire , mais le corps humain possède des canaux de circulation du souffle , de même que la terre à ses rigoles . Si les rigoles ne sont pas obstruées , l'eau coule , si les veines ne sont pas bouchées le souffle circule . Lorsqu'une énergie raide emplit ces canaux , le sang et le souffle sont génés , les mouvements tournants manquent d'agilités et il suffit de tirer un cheveu pour que tout le corps suive .Si au lieu de la force musculaire on emploie la pensée créatrice , là où la pensée parvient , le souffle parvient .De la sorte , le sang et le souffle circulent dans le corps  continuellement sans s'arrêter un seul instant . Grâce à un long entraînement , l'on acquiert la véritable énergie intérieure , et comme il est dit dans le traité sur le Taiji Quan : " La souplesse et la flexibilité extrêmes produisent la résistance et la rigidité extrêmes " . Ceux qui sont familiarisés avec la technique du Taiji Quan et la maîtrisent , ont les bras semblables à du fer entouré de coton , la force y est enfouie profondément , tandis que les diciplines de l'école exotérique manifestent la force musculaire dans l'action et semblent flotter dans l'inaction . Cela prouve que leur force musculaire n'est qu'une énergie superficielle .

    Quand on emploie la force musculaire à la place de la pensée créative , l'adversaire peut très facilement vous inciter à vous mouvoir , cela ne mérite pas notre estime .

     


    2 commentaires
  •  

     

    Relier le haut et le bas

    Le haut et le bas c'est se conformer à ce principe énoncé dans le traité sur le Taiji Quan : " L'énergie prend racine dans les pieds , se développe dans les jambes est commandée par la taille et se manifeste dans les doigts . Des pieds , aux jambes , à la taille , il faut une unité parfaite ." Tout mouvement des mains va avec un mouvement de la taille , quand les pieds se meuvent l'énergie spirituelle des yeux ( le regard ) se meut en même temps et les suit , dans ce cas l'on peut dire que le haut et le bas sont reliés, mais si une seule partie du corps ne se meut pas avec le reste , il y a désordre et dislocation .

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique